En général, la création d'une structure intercommunale est d'abord consommatrice de temps, pour les élus qui s'y impliquent comme pour les fonctionnaires territoriaux ! D'une part, les actions menées par cette structure auraient généralement dues l'être - à un coût souvent supérieur - par chacune des communes. D'autre part, les groupements sont souvent compétents dans des domaines qui connaissent une progression de la dépense publique du fait de normes plus sévères ou d'exigences accrues des usagers, dans les domaines de l'environnement, des transports ou du développement économique par exemple. Ce n'est donc pas la création ou le développement de structures intercommunales qui coûte, mais c'est l'élargissement des domaines dans lesquels ils agissent.
Dans la plupart des créations ou transformations de structures initiées par la loi Chevènement ces dernières années, l'accent a été mis en permanence par les élus sur la nécessité de limiter au maximum les structures administratives nouvelles et d'utiliser les ressources des communes membres pour faire fonctionner la nouvelle intercommunalité. En outre, l'État contribue au développement de ces structures en apportant une dotation d'intercommunalité non négligeable, qui ne remet pas en cause ses apports financiers aux communes membres.
Enfin, le développement d'actions intercommunales - et notamment celles qui s'exercent au travers d'une forte intégration fiscale - doit permettre d'une part, de mieux répondre aux besoins locaux (amélioration du service rendu qu'il n'est pas illogique de voir financer partiellement par le contribuable local), et d'autre part, d'accélérer le développement économique (donc de provoquer des ressources fiscales supplémentaires à même de financer les nouveaux coûts de fonctionnement).
Le développement de l'intercommunalité, sous ses différentes formes, reste d'une certaine manière un " pari " dont on sait en tout cas aujourd'hui que ceux qui ne l'ont pas tenté prennent inéluctablement du retard dans de nombreux domaines.