Le maire peut-il exercer une autre activité professionnelle en dehors de son mandat ?
La fonction de maire est en principe non rémunérée. Il peut néanmoins percevoir une indemnité de fonction, qui lui permet notamment d'être affilié au régime de retraite obligatoire des élus (IRCANTEC). Compte tenu de la modicité de cette retraite, de nombreux organismes - dont l'AMF- proposent des régimes de retraite complémentaires.
Le maire peut donc librement exercer une autre activité professionnelle, lucrative, que ce soit dans le secteur public ou le secteur privé. Son employeur est alors tenu de lui accorder des autorisations d'absences pour participer aux séances du conseil municipal, aux réunions de commissions ou aux assemblées délibérantes des EPCI, ainsi que des "crédits d'heures" pour administrer sa commune.
Certaines activités sont cependant incompatibles avec le mandat de maire (et plus généralement avec celui de conseiller municipal) : salarié du CCAS, par exemple.
A noter que le maire ne peut en aucun cas prendre part à une décision concernant une affaire dans laquelle il aurait un intérêt personnel. Le délit de "prise illégale d'intérêt" est défini par l'article 432-12 du code pénal et interprété de façon large par la Cour de cassation. De la même façon, l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales frappe d'illégalité "les délibérations auxquelles ont pris part un ou plusieurs conseillers intéressés…". Les exceptions sont peu nombreuses et concernent, dans les seules communes de plus de 3 500 habitants, des transactions ou des prestations de services d'un montant maximal annuel de 16 000 €, ainsi que les questions immobilières liées au logement ou à l'activité professionnelle des élus municipaux.