Impôts locaux 

Les impôts locaux financent-ils uniquement la commune ?

Non. Les quatre impôts directs locaux (taxe d'habitation, taxe foncière sur les propriétés bâties, taxe foncière sur les propriétés non bâties et taxe professionnelle) apportent des ressources aux différentes catégories de collectivités locales.

Pour chaque taxe, la commune, le groupement de communes à fiscalité propre, le département et la région ont chacun la possibilité de voter un taux d'imposition qui, appliqué à une base d'imposition unique, détermine le montant d'impôt qui lui revient.
Seul le cumul des différents taux d'imposition permet d'évaluer la pression fiscale globale supportée par le contribuable.

Cet empilement des taux est couramment appelé "millefeuille fiscal" pour décrire l'architecture et la complexité de la fiscalité locale.

À noter : la taxe d'habitation n'est plus perçue par les régions depuis 2001. À ce produit voté par les collectivités locales, il convient d'ajouter les compensations d'exonérations versées par l'État. L'impôt à payer par le contribuable comprend également une part qui revient à l'État pour couvrir les frais qu'il supporte pour gérer l'impôt (calcul, recouvrement…). Enfin, les établissements publics fonciers et les organismes consulaires tels que les chambres de commerce et d'industrie, les chambres des métiers ou d'agriculture lèvent une fraction spécifique sur les impôts locaux.